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Creativite

Comment développer sa créativité

La créativité, on l’a tous à la naissance : c’est l’élan d’ingéniosité qui nous permet d’inventer tout un monde avec trois fois rien quand on est enfant, et qui nous sert à trouver des solutions dans des situations où il ne semble pas y en avoir en étant adultes.
Si elle est innée, elle dépend malgré tout de chaque individu et peut se développer en étant stimulée.

La créativité peut être divergente ou convergente.

La créativité divergente : envisager toutes les potentialités

La créativité divergente permet d’ouvrir ses recherches à toutes les possibilités, et d’imaginer une multitude de champs des possibles auxquels nous n’aurions pas pensé de prime abord. Elle est très importante pour développer sa créativité.
Trouver le maximum de solutions différentes sur un même problème permet de se questionner plus largement et de trouver des solutions plus créatives.
Pour cela, il faut bien prendre en compte tous les aspects du problème :
Le besoin, l’utilisation finale, le but, la destination, la public visé, la couleur, la forme…

Par exemple, pour fabriquer une table, il s’agirait d’énumérer divers matériaux, formes, utilisations : elle pourrait être en plastique, en matériaux de récupération. Elle pourrait être molle, suspendue, pour des enfants ou des mangeurs de pizza…
On peut même aller jusqu’à faire diverger ses idées vers des points de vue complètement nouveau : si j’étais un crocodile et que je voulais manger sur un arbre ? Si on mangeait la tête en bas, mangerions-nous avec les pieds ? Si j’étais une couleur ? On envisage plein de choses, et on voit ce qui en sort. Ouvrir son champ de vision est forcément un bon moyen de développer sa créativité.

La créativité convergente : se concentrer sur la meilleure solution possible

A l’opposé, la créativité convergente est utilisée pour trouver la meilleure résolution d’un problème. De manière très analytique, on va sélectionner une réponse efficace en excluant tout le superflu. Finalement, la créativité convergente est nécessaire après avoir fait parler la créativité divergente.
Elle entre en jeu dans le processus global de création. Sans elle, pas de concrétisation.

Si la créativité convergente peut être utilisée sans avoir divergé avant, elle ne peut l’être que s’il on a déjà un bonne bibliothèque de possibilités en soi, autrement on risque de conclure sur une idée simpliste, déjà vue, attendue et donc pas très originale.

Et concrètement, comment on trouve de bonnes idées ?

On a vu que pour développer sa créativité, il faut avoir envisagé un large éventail de possibilités, et sélectionner la meilleure réponse possible.

Globalement on pourrait dire que l’équation pour bien mettre en œuvre sa créativité serait :

Idées + connaissances + savoir-faire = créativité mise en application

Mais des idées suffisent à être créatives, sans mise en pratique. Il est vrai aussi qu’on peut avoir des idées novatrices sans références et donc sans connaissances et sans savoir-faire.

La curiosité et l’apprentissage de l’existant, apportent de l’inspiration et poussent donc à l’originalité. Ils donnent les clés pour aller au-delà de ce qu’on connait, par exemple en hybridant des objets, en combinant des utilisations. Mais les enfants sont un bon exemple pour démontrer que la créativité peut aussi bien naître sans aucune connaissance. L’un de mes neveux quand il avait 4 ans m’a proposé de faire une cocktail transparent au jus de soleil, et ça m’a donné l’eau à la bouche !

Si on veut uniquement des idées grandioses, et puis converger ensuite vers une solution réalisable, la créativité pourrait être vue sous cette équation :

Idées + surprise = créativité

Mais pour que la créativité réponde parfaitement à la problématique de base, il faut que la solution soit évidente, juste, intelligente. Qu’elle ne laisse aucun doute. Qu’elle soit parfaite en somme. Qu’on puisse se dire « mais pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ?? ». Donc le calcul suivant est vrai aussi :

Idées + évidence inexplorée = créativité

L’extrapolation, l’humour, l’inattendu, ou encore l’association d’objets opposés peuvent notamment créer la surprise.

    • Utiliser les figures de rhétorique pour s’inspirer : la métaphore, la litote, l’antithèse, l’oxymore, l’allégorie, la parabole, l’ironie, la prosopopée et l’hypotypose.
      Exemples : mettre des racines à une gamme de pots de fleurs, faire un carnet en forme  de feuilles (métaphore « la feuille de papier »)…
    • L’anachronisme : on sort l’objet de son contexte en lui apportant une touche d’une autre époque pour créer un résultat décalé.
    • On sort l’objet de son usage pour lui en créer un nouveau : Des fourchettes deviennent des porte photos, un chapeau devient abat-jour…
    • La simplification à l’extrême: on part de son idée initiale, et on retire tout ce qui peut l’être, jusqu’à arriver à la solution la plus pure possible.
    • On cherche les évidences : certaines évidences ne le deviennent que lorsqu’on les a envisagées. Les utilisateurs doivent se dire « il est évident que je veux cet objet », ou « cet objet devait être inventé ».
    • On se réfère aux sujets d’actualité : ce qui parle au plus grand nombre aura plus de chance d’être compris par le plus grand monde.
    • Humour : utilisation du style absurde, jeux de mot, taquineries… Le meilleur humour est celui qui fait rire tout le monde.
    • Surprise : la surprise peut s’obtenir de bien des manières : en réalisant un objet avec des matériaux inattendus, en créant une finesse ou une précision inégalées, en réalisant un objet donc on ne comprends pas le mécanisme…

Les techniques de créativité

En restant plus terre à terre, il y a aussi les fameuses techniques de créativité. Elles sont notamment utilisées en entreprise. Personnellement je les trouve trop cérébrales pour réellement aboutir à quelque-chose d’exceptionnel, mais à chaque contexte, chaque utilisation sa solution. Elles permettent de développer sa créativité, en tout cas de mettre un pied dedans, et c’est déjà une bonne chose.

    • Le brainstorming : en groupe, chacun avance des idées sans aucune restriction. On utilise ainsi la créativité divergente. Il existe les dérivés : Brainwalking (partager ses idées aux autres membres du groupes en se déplaçant). Le brainwriting (écrire sur des papiers ses idées, les donner à son voisin pour qu’il s’en inspire et trouve d’autres idées)…
    • Les 6 chapeaux : On dispose six chapeaux (ou pot, vase…) : un chapeau créatif, un optimiste, pessimiste, un neutre, un pour l’émotion, et un pour l’organisation, et on met dans chacun des idées en lien. Chaque participant alterne en mettant des papiers dans les différents chapeaux afin de penser la problématique différemment.
    • Le Mindmapping : Elle consiste à construire une sorte d’arbre (ou d’arborescence), dont le sujet principal se trouve au centre, et les branches et sous-branches, les idées générées par chacun des points.
    • L’esquisse : le dessin semblerait développer d’avantage les idées créatives. Faire des croquis, même quand on ne sait pas dessiner, aiderait donc à favoriser le développement de trouvailles.
    • L’appel à un héros : se mettre dans la peau d’un personnage célèbre et s’imaginer ce qu’il trouverait comme idées pour résoudre notre problème.

L’étincelle divine ?

Qu’en est-il de ce jour, où j’ai pris un crayon et que la Joconde s’est dessinée, sans que rien ni personne n’ait influencé cet acte ?
Bon, la Joconde n’est pas un bon exemple, puisqu’il y a eu un modèle et énormément de travail, de savoir-faire. Mais on s’entend, ce jour où l’étincelle divine nous fait écrire le scénario d’un chef d’œuvre en trois heures, alors qu’il aurait fallut un an pour toute personne normalement constituée.

Et bien de mon point de vue, c’est l’étincelle divine, la magie en nous (oui j’y crois qu’il y a des choses bien plus grandes que nous) notre intuition peut-être, ou alors sans le savoir juste l’aboutissement d’un projet que l’on a façonné dans nos têtes depuis un certain temps, et qui était prêt à voir le jour.

Développer sa créativité passe donc aussi et surtout par lui laisser de la place, la laisser émerger, sans rien attendre d’elle. Les bonnes idées, plus on les cherche, plus on les bloque.

Créatifs : un équilibre à trouver entre idées préconçues et éparpillement.

Partir sur la concrétisation d’une première idée bille en tête n’est donc pas à privilégier, sous peine de passer à côté de solutions bien meilleures. On va sans doute passer par la phase « j’ai plein d’idées », puis « mince, finalement rien ne fonctionne », puis se décourager « je ne trouverais jamais ». Mais finalement, parfois juste en lâchant prise quelques jours, ou dans un moment de détente où on ne pense plus au problème, on trouve le meilleur compromis pour un résultat parfait. Et quelle réussite lorsqu’on est parvenus à dépasser toutes ces étapes ! Rester sur sa première idée, c’est se priver de cette phase d' »Eureka, j’ai trouvé la meilleure solution que je n’aurais jamais cru trouver ! »

S’entraîner à faire converger ses idées, c’est aussi apprendre à ne pas s’éparpiller. Et c’est bien là un gros défaut des créatifs qui ne canalisent pas encore leur « pouvoir ».

Etre créatif, c’est avoir mille idées de projets que l’on commence et qu’on ne fini pas souvent puisque d’autres viennent détrôner les premières. Et quand on revient enfin sur le premier ouvrage, on a envie de tout changer parce-qu’on a de nouvelles idées, c’est sans fin ! Et surtout contre-productif.

Le challenge, pour développer sa créativité et concrétiser ses idées, est donc de réussir à ne réaliser que quelques idées à la fois – les prioritaires, les meilleures – sinon on se retrouve dépassé et jamais satisfait.

Développer sa créativité : pour conclure

Pour conclure, et de mon avis très personnel, je pencherais pour dire que la créativité est reliée à nos instincts primaires. Les idées se trouvent quand on ne les cherche pas, et quand on les cherche elles nous filent entre les doigts, comme l’intuition. Alors il est bien d’écrire ses idées à chaque éclair de génie pour y revenir à un autre moment.
Développer sa créativité, c’est un peu redevenir enfant et se laisser aller sans censures.

Sans compter l’état dans lequel doit être le créatif pour avoir de bonnes idées… Il doit avoir le temps, être dans les conditions adéquates. Certains dévoilent leurs talents lors de chagrins d’amour, d’autres au contraire lorsqu’ils sont amoureux. Je pense que la créativité est à son paroxysme uniquement quand on ne cherche pas à la maîtriser. Elle est très liée à l’instinct, à l’envie, à la pulsion, à l’amour en somme. Mais on peut, avec des connaissances et du bon sens, apprendre à la canaliser, et obtenir de bons résultats.